Le syndrome de l’imposteur

par Confiance en soi2 commentaires

Le syndrome de l’imposteur … la première fois que j’ai entendu ce concept, c’était dans un podcast il me semble, que je venais à peine de découvrir (celui-ci si ça t’intéresse).

Ça m’a fait très bizarre en écoutant ce podcast, car cela décrivait quasi totalement ce que je pouvais ressentir ou entendre dans ma tête, dans de nombreuses situations, et notamment au moment de l’écoute, en octobre dernier. C’était une période où je réfléchissais à plusieurs projets qui me tenaient à cœur (dont celui-ci), et un certain sentiment d’illégitimité pointait parfois le bout de son nez.

Le syndrome de l’imposteur c’est quoi ?

De ma compréhension, cela découle du sentiment d’illégitimité. C’est quand on fait ou veut faire quelque chose, qu’on en a vraiment les capacités mais qu’on est persuadé de ne pas être à la hauteur pour le faire.

Si on réussit quand-même, on va être persuadé que ce n’est pas grâce à nous, que c’est simplement un « concours de circonstance », un « coup de chance » (quand bien même cela se répète). On va avoir l’impression de constamment être entrain de tromper tout le monde autour de soi et qu’un jour ils vont réaliser la soi-disante tromperie.

Pour mieux comprendre cela, prenons l’exemple d’une personne qui vient d’obtenir un job ou une mission qui lui plais beaucoup.

Au fil des semaines, des mois, elle fait son travail correctement et dans les temps. Grâce à ses collègues et elle, l’entreprise peut continuer d’avancer. Ses collègues ne lui font aucuns retours négatifs, au contraire.

Cependant, cette personne reste intérieurement persuadée qu’elle n’en fait pas assez, qu’elle est toujours en retard dans ses tâches, que quelqu’un pourrait faire son travail bien mieux qu’elle, voire qu’elle freine le travail de ses collègues, et donc de l’entreprise, à cause de son propre travail qui ne serait pas bien fait. Elle a l’impression de ne pas être à la hauteur du travail demandé, de tromper ses collègues, son entourage, et elle a peur qu’ils s’en rendent compte. Parfois, elle va même aller jusqu’à s’excuser alors que cela n’est pas du tout nécessaire. (mais elle reste persuadée que ça l’est)

Alors, quand ses collègues viennent la remercier de son travail, elle ne comprend pas. Une fois … deux fois … trois fois … Elle ne sait pas comment réagir. Elle sourit, elle est contente, mais elle a du mal à accepter le compliment ou le remerciement. Elle reste persuadée qu’un jour ses collègues vont se rendre compte de la supercherie, et qu’à ce moment-là, ce sera fini pour elle.

Elle continue cependant à faire de son mieux. Vient ensuite le tour de son patron de la remercier pour son travail. Là, elle comprend encore moins. Elle était persuadée qu’il la trouvait trop lente et allait finir par lui demander de partir, alors même qu’il ne lui a jamais fait une seule remarque dans ce sens.

Là, deux choix s’offrent à elle. Soit elle continue de nier l’évidence, soit elle commence à se poser des questions sur son comportement, et sur ce qui la pousse à croire quelque chose de faux.

Car il n’y a pas ni tromperie, ni supercherie dans cette histoire. Simplement des faits. Cette personne a fait son travail correctement car elle en a les capacités. Ses collègues sont contents car ils peuvent avancer sereinement sur leur part de travail, sans mauvaise surprise. Et son patron est lui aussi content car chacun fait son travail correctement et l’entreprise avance.

Cette personne n’a donc aucune raison extérieure valable de se sentir illégitime dans son travail, bien qu’elle ne s’en rende pas compte. Si vraiment elle n’avait pas les capacités, son environnement extérieur réel – les faits – le lui confirmeraient. Déjà, peut-être qu’elle n’aurait pas été prise pour ce poste. Ensuite, son travail ne serait pas bien fait, ce qui inévitablement causerait des soucis supplémentaires à ses collègues et son patron, qui auraient à en gérer les conséquences. Peut-être même – en fonction du poste occupé – cela nuirait au bon développement de l’entreprise, même si temporairement.

Note : Ceci n’est bien-sûr qu’un exemple. Tout le monde a droit à l’erreur, là n’est pas la question. L’exemple ici sert juste à montrer la différence entre une personne qui croit ne pas avoir les capacités et une personne qui ne les a vraiment pas.

Il y a une énorme différence entre une personne qui n’a pas les capacités (pour le moment) d’accomplir une action, et une personne qui en a les capacités mais est persuadée de ne pas les avoir, ou pas suffisamment (syndrome de l’imposteur). Cela peut être très subtil parfois, mais c’est très différent !

Dans le premier cas, il s’agit de bon sens : « Je reconnais que pour le moment je n’ai pas encore les capacités / compétences pour faire telle ou telle chose, mais cela ne m’empêche pas de faire en sorte d’acquérir ces compétences pour une autre fois si je le souhaite. »

Dans le deuxième cas, donc dans le cas du « syndrome de l’imposteur », il s’agit d’un manque de confiance en soi : « Je sais que j’ai déjà les capacités et compétences pour accomplir cette action, mais je me dévalorise et me juge pas assez à la hauteur pour l’accomplir. »

Mais qui est le véritable Imposteur ?

En quoi sommes-nous un imposteur quand nous avons toutes les capacités et compétences nécessaires pour accomplir telle ou telle action ? Où est la logique là-dedans ? Concrètement, si on a déjà les capacités, qu’est-ce qui nous pousse à croire exactement l’inverse ?

Là, j’ai pris l’exemple de quelqu’un dans son travail. Mais cela peut arriver dans n’importe quelle situation, et en particulier lorsqu’on souhaite accomplir des choses qui nous tiennent à cœur.

Pour ma part, ce « syndrome de l’imposteur », ce sentiment d’illégitimité, d’imposture, a été énormément présent tout au long de ma vie.

Déjà à l’école. Je faisais très souvent partie des premiers de la classe (sauf en sport ironiquement). Pourtant, cela n’a pas empêché qu’à chaque fois qu’il y avait un contrôle, un examen, j’en ressortais persuadée de ne pas en avoir fait assez, ce qui était bien souvent démenti lorsque les résultats tombaient.

Pareil ensuite dans les rares études supérieures que j’ai faites, les boulots / stages que j’ai eu ou les projets personnels ou professionnels que j’ai voulu mettre en place, le syndrome de l’imposteur trouvait toujours le moyen de pointer le bout de son nez.

En fait, je dirais que quand je n’étais pas intéressée par quelque chose (que je faisais quand même), je n’avais aucun sentiment d’illégitimité. Je m’en fichais dans un sens. Mais quand c’était quelque chose qui m’intéressait un tant soit peu, qui m’importait ou qui me tenait vraiment à cœur, là ce syndrome de l’imposteur s’activait (en parallèle avec d’autres blessures) et s’en donnait à cœur joie.

Ce qui me ramène à la question principale de cette partie : Qui est le véritable imposteur ? Qu’est-ce qui souhaite tant nous tenir à l’écart de ce qui nous tient à cœur, de ce qui nous procurerait de la Joie, de l’enthousiasme en l’absence de ce syndrome ?

Je t’invite à te poser cette question, que ce soit juste comme ça ou à l’écrit : Qu’est-ce qui t’empêche d’accomplir ce qui te tient à cœur ? D’où est-ce que ça vient ? Qu’est-ce qui veut te faire croire que tu serais un imposteur ? Vraiment, qui veut te faire croire cela ? Dans l’absolu, ce ne sont pas les gens autour de toi, car ça se passe dans ta tête, c’est dans ta tête que tu entends ces pensées. Alors qui ? D’où provient cette voix qui te pousse à te dévaloriser ? Est-ce que cela provient de toi-même ? Est-ce toi-même qui te dévalorise ? Et sur quels critères alors quand les faits te prouvent le contraire ? Est-ce ton cœur, ton âme, celle-là même qui t’insuffle ces projets, ces choses qui te tiennent à cœur ? Ou est-ce au travers de ton mental ?

D’où provient cette « voix » ? Es-tu d’accord avec elle ? Et vas-tu la laisser, maintenant que tu la perçois, vas-tu la laisser continuer à te dévaloriser et te faire croire toutes ces choses fausses ? Ne souhaites-tu pas reprendre ton propre pouvoir ? Redevenir le Maître à bord de tes propres pensées et émotions ?

On a toujours le choix.

On a toujours le choix. Tu as le choix de laisser ces voix et pensées te dévaloriser, comme tu as le choix de leur dire stop et de les envoyer balader ailleurs.

Avoir le choix, cela ne veut pas forcément dire que ce choix va être facile à faire. A vrai dire, je dirais même qu’il peut parfois sembler plus facile de laisser les choses telles quelles et ne rien faire pour changer la situation, quand bien même cela nous fait souffrir, car l’effort à faire pour aller au-delà de ce mal être nous paraît immense, inatteignable. La question à se poser est alors : « A long terme, qu’est-ce que me bénéficiera le plus ? Laisser les choses tel quel ou tenter de changer les choses ? Si je choisis de changer les choses dans ma façon de faire, que se passera t’il après la tempête ? Que se passera-t-il quand cette tempête se sera calmée ? »

Conclusion

Prendre conscience d’un comportement d’auto-sabotage en soi, c’est déjà un premier pas en avant. Car à partir de ce moment-là, on a conscience que ce comportement est présent en nous. Maintenant, soit on fait le choix de rester ainsi, soit on fait le choix de changer notre comportement.

Si on choisit la deuxième option, biensur, cela ne va pas se faire du jour au lendemain. Mais le fait déjà d’avoir pris conscience de ce comportement en nous, d’accepter qu’il soit actuellement présent en nous, c’est déjà un grand pas. Il est préférable de ne pas s’arrêter là, mais c’est déjà un grand pas.

Car comment guérir quelque chose, une maladie si on n’a pas conscience de sa présence ?

A partir du moment où on sait que ce comportement est présent, on peut partir à la recherche de solutions pour le modifier. Déjà, en s’observant, en observant comment il s’active en nous, dans quelles circonstances, afin de ne pas reproduire le même comportement lorsque des situations similaires se présenteront à nouveau.

Tout en restant bienveillants envers nous-même. Car on a le droit de faire des erreurs. L’important est alors d’en prendre conscience et de ne pas reproduire ces mêmes erreurs. Cela devient alors une expérience, un apprentissage.

Si cet article t’a plu, n’hésite pas à le partager sur les réseaux sociaux et me partager ton avis dans les commentaires !

Sur ce, je te dis à très bientôt dans un nouvel article !

Avec Coeur,

Sarah

Newsletter

Inscrivez-vous à la newsletter pour ne rien manquer des nouveautés et prochains articles de Journey of an Earthseed

Catégories

Newsletter

Inscrivez-vous à la Newsletter ci-dessous pour ne rien manquer des nouveautés et prochains articles de Journey of an Earthseed.

Je m'inscris

2 Commentaires

  1. Florent

    Bonjour Sarah,

    Je souhaite t’ecrire pour ici. Pour te remercier de ton écrit et voir ce belle avancé, bénéfique et qui participe à ta propre évolution. C’est courageant ! Merci.

    Avec Coeur.

    Florent

    Réponse
    • Sarah

      Merci Florent 🙏🏻

      Réponse

Soumettre un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Shares