Suivre son Cœur… c’est un Choix

par Confiance en soi0 commentaires

Avoir la force de réaliser ses rêves. Avoir la Force de suivre son Cœur et faire ce que nous souhaitons véritablement faire. La plupart des articles que je publie sur ce blog tournent autour de cela : comment trouver la force de suivre son cœur ?

Quand j’étais au lycée, j’étais complètement perdue. Je ne savais absolument pas quoi faire après le bac. Il y avait des tas de filières différentes qui m’intéressaient et je ne savais pas laquelle choisir. J’étais intéressée par les sciences, l’informatique, la psychologie, les arts plastiques, la philosophie, etc.

Procédons par élimination

Partir en filière artistique (et/ou audiovisuel), pour moi, c’était un peu comme un rêve irréalisable. Les écoles qui m’intéressaient étaient trop chères pour moi, on me disait que c’était « sans avenir », et de toute façon c’était quelque chose que je n’osais même pas imaginer. J’avais la croyance qu’une passion, ça se pratiquait forcément à côté d’un travail, ou à côté des études classiques. Du coup, même si c’était quelque chose qui m’attirait, c’était d’entrée « éliminé » par mon mental.

Ensuite, comme je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire comme métier – ce qui je pense est un peu normal à cet âge-là – j’ai procédé en fonction des matières scolaires que j’aimais le plus. C’était la philosophie et les sciences (hors biologie).

Malgré mon aisance pour me poser des milliards de questions sur le sens de la vie et mon amour pour les cours de ma prof de philo à l’époque, je ne me voyais clairement pas faire des études de philosophie, les débouchées ne m’intéressaient guère plus.

Restait plus que les sciences. Plus exactement, la physique-chimie et les mathématiques, car les SVT (Sciences de la Vie et de la Terre) c’était hors de question pour moi.

Pour faire court, je me suis démenée, par moi-même, pour entrer en classe préparatoire (Classe Préparatoire aux Grandes Ecoles) PCSI (Physique Chimie Sciences de l’Ingénieur) qui se déroule sur deux ans, dans l’optique de passer les concours en fin de cursus pour entrer dans une école d’ingénieurs (et donc devenir Ingénieure dans le développement durable ou quelque chose qui puisse être utile à la planète et aux humains).

J’ai été acceptée en classe préparatoire dans un lycée non loin de chez moi. Ce n’était pas mon premier choix (le troisième de mémoire). D’ailleurs, j’étais très déçue à l’époque où les résultats sont tombés, mais au final c’est une des meilleures choses qui me soient arrivées.

La quantité de travail nécessaire ne me faisait pas peur, et j’avais en quelque sorte été un peu préparée psychologiquement à ce qui allait m’attendre, mon frère ayant pavé le chemin quatre ans plus tôt.

Les classes préparatoires sont réputées pour être assez difficiles en termes de travail à fournir, mais aussi psychologiquement. Par exemple, des personnes habituées à des 16-18/20 à chaque contrôle au lycée pouvaient facilement se retrouver avec des notes en dessous de la moyenne voire en dessous de 5/20 en arrivant en prépa. Mais c’est tout à fait normal, et en fait ça ne veut carrément plus rien dire (du moins de ce qu’on m’a expliqué). C’est simplement que le système de notation et les attentes exigées changent. Les objectifs visés non plus ne sont plus les mêmes.

Oups ! Ça déraille !

On se retrouve donc en septembre 2015, le jour de la rentrée. Pour être tout à fait honnête, je pense que j’avais les capacités nécessaires pour passer au travers de ces deux années de travail acharné, passer les concours et entrer dans une école d’ingénieurs… du moins, si mon Cœur n’était pas entré dans l’équation ou s’il avait été en accord avec ça.

Le truc, c’est que dès le premier jour de la rentrée, alors même que rien n’a véritablement commencé, j’entends au fond de moi :

« Mais qu’est-ce que je fais là ? Ce n’est pas ma place ici. »

Sur le coup, je ne comprends pas ce qu’il se passe. Je crois – à tort – qu’il s’agit simplement de quelques appréhensions du fait de ce qui allait m’attendre durant cette nouvelle année scolaire et le début des études supérieures, alors je ne dis rien et n’y fait pas plus attention que cela.

Sauf qu’un mois et demi plus tard, lors des premières vacances scolaires en octobre, ça commence à dérailler. Je me présente devant mes parents et leur annonce de but en blanc : « Papa, maman, je veux quitter la prépa ». Ils ne comprirent pas ce qu’il m’arrivait.

Pas plus que moi à l’époque à vrai dire. Je m’éclatais dans la plupart de mes cours – surtout en cours de physique et de maths qui à eux seuls occupaient au moins les deux tiers de mon emploi du temps. La plupart de mes profs étaient géniaux et leurs cours super intéressants, surtout en maths, physique et anglais (de mon point de vue). Et comme dit plus haut, le travail nécessaire ne me faisait pas plus peur que cela. J’avais déjà l’habitude de travailler de manière conséquente, y compris pour les matières que j’aimais un peu moins (voire pas du tout pour certaines).

Sauf qu’au fond de moi-même je me sentais très mal, comme si ma place était ailleurs. Depuis juin 2015 (3-4mois plus tôt), quelque chose avait changé en moi, sans que je n’en prenne véritablement conscience sur le moment. Je n’avais plus envie d’agir « par défaut ». Je n’avais plus envie de faire quelque chose parce que c’était bien vu et accepté de le faire. Je n’avais plus envie de faire quelque chose parce qu’une « autorité », quelle qu’elle soit, me dit que ce serait bien que je fasse ça ou ça et que j’évite de faire tel truc ou tel autre truc, selon sa propre vision.

Je ne souhaitais plus laisser un quelconque « autrui » exercer une forme de pouvoir sur moi en me disant quoi faire et quoi ne pas faire.

Pour en revenir à la prépa, avec cette nouvelle conscience, je me suis rendue compte que j’errais sans but réel.

J’étais entré dans ce cursus car c’était quelque chose de bien vu dans mon entourage et dans la société. J’avais la croyance ferme à l’époque que c’était ce que je devais faire parce que j’avais des facilités et de très bonnes notes au lycée. J’avais la croyance que comme je ne voulais pas faire médecine, alors il fallait absolument que je tente ma chance et décroche le titre d’ingénieure, comme ça je « gagnerais bien ma vie » et j’aurais une « bonne place » dans la société me permettant de pouvoir être utile aux autres.

Sauf que mon Cœur, lui, n’était pas d’accord avec ça. Ça aurait pu ! Non pas pour la croyance, mais pour le fait de faire des études d’ingénieur. Ça aurait très bien pu faire partie de mon parcours et être en accord avec les souhaits de mon Cœur, comme c’est effectivement le cas pour d’autres personnes, mais pour moi ça ne l’était pas. Mon Cœur n’était pas ok avec cela. Il savait que ce n’était pas mon chemin, que ma place était autre part.

Et cela me pesait. Je ressentais cette immense tristesse en moi à chaque instant, comme si je me dirigeais littéralement vers l’enfer. Je savais, je sentais au fond de moi que ce n’était pas mon chemin, que mon cœur souhaitait suivre un autre chemin, différent de celui que j’empruntais à l’époque.

Je ne savais pas où souhaitait m’emmener mon Cœur, mais je savais que ce n’était pas la voie que j’avais emprunté au travers de cette classe préparatoire.

La prise de décision

Ça a été l’une des décisions les plus difficiles que j’ai eu à prendre.

J’avais vraiment travaillé très dur pour réussir à suivre cette voie-là. J’avais même fait certains sacrifices pour y arriver, comme le fait de ne pas partir une année à l’étranger juste après le bac. Alors abandonner cette voie qui s’ouvrait devant moi, cette voie royale pour laquelle j’avais tellement travaillé ? Qui plus est pour me diriger vers le total inconnu ? Ça me faisait vraiment peur.

D’ailleurs, je n’écrivais pas encore beaucoup à l’époque, mais je viens de retomber sur un passage de mon journal, datant de début octobre 2015, soit un mois après mon entrée en classe préparatoire :

« J’ai l’impression d’être sur un fil. Oui, j’ai l’impression que tout ce monde, tout ce connu, toute cette zone de confort ne tient qu’à un fil. J’ai l’impression que je n’ai qu’un pas à faire pour que tout s’écroule d’un côté, pour laisser place à l’inconnu. J’ai l’impression de m’accrocher à quelque chose qui me retient prisonnière. En dessous de moi, il y a le vide complet et je m’accroche avec toute ma volonté à cette chose alors que je n’aurais juste qu’à tout lâcher pour enfin Vivre. Si je lâchais cette chose, je tomberais dans le vide. Je sens que ce « vide » m’appelle, mais j’ai peur. Peur de l’inconnu. Alors je n’arrive pas encore à lâcher cette chose. » (Note : la « chose » ici symbolise la situation dans laquelle je me trouvais à l’époque. Pour aller plus loin sur ce concept, c’est par ici)

Je crois que c’était la première fois, ou l’une des premières fois que j’avais à faire un choix qui me semblait aussi important, qui allait m’impacter grandement et potentiellement me faire changer de direction, sur tous les plans.

C’était vraiment un choix cornélien.

D’un côté, j’avais envie de suivre cette petite voix en moi, au fond de mon cœur, qui me chuchotait que tout allait bien se passer, que j’allais me diriger vers quelque chose de bien plus aligné avec les souhaits de mon âme.

Mais de l’autre côté, mon mental me hurlait que c’était la pire erreur à ne surtout pas commettre. Il me montrait tous les efforts que j’avais fourni pour en arriver là et toutes les éventuelles « belles choses » qui m’attendaient si je continuais dans cette voie, tout ce que je pourrais éventuellement faire pour aider les autres plus tard si je continuais dans cette voie.

C’était un véritable combat à l’intérieur de moi-même. J’étais tiraillée entre les deux.

D’ailleurs je n’ai pas réussi à prendre cette décision tout de suite, même si j’en avais déjà parlé à mes parents. J’ai cogité, cogité, cogité, et c’est seulement à la fin du premier semestre, pendant les vacances de février que j’ai pris cette décision. La décision d’arrêter la prépa et de quitter cette prison dorée dans laquelle j’étais entrain de m’enfermer, comme conséquence de mes propres choix.

Ça n’a pas été facile, mais à partir du moment où j’ai pris ma décision, plus rien ne pouvait m’arrêter.

Parce que certes, j’aurais peut-être eu la gratification de survivre à ces deux années de classes préparatoires, passer les concours, entrer en école d’ingénieur, obtenir un diplôme d’ingénieure (au bout de 5ans), un bon statut dans la société, etc. Mais au-delà de la fierté que cela aurait peut-être apporté à mon ego, est-ce que j’aurais été heureuse dans ma vie pour autant ? Ça ce pourrait oui, mais ce n’est pas aussi certain. Parce qu’une prison, elle aura beau être aussi grande et aussi enjolivée que possible, ça restera quand même une prison. Et quand on est dans une prison, on est privé de notre Liberté.

Or, la Liberté (en corrélation avec la Responsabilité), est l’une de mes plus grandes valeurs.

Aussi difficile que cela puisse être parfois, mon souhait et mon intention est d’être et de rester un être humain Libre, libre de toute attache, et Responsable de lui-même et de ses actes, car l’un ne va pas sans l’autre.

Et pour moi, cela passe par le fait de suivre son Cœur et faire les choses qu’on a véritablement envie de faire, et non celles qu’on croit devoir faire, pour je ne sais quelles raisons.

Conclusion

Quitter la prépa a été l’une des premières grosses décisions que j’ai eu à prendre. Mais c’est loin d’être la dernière car la vie continue, et à chaque fois qu’on a passé une étape, de nouvelles arrivent, pour nous faire évoluer. Car la vie est évolution.

Maintenant, cinq ans après, je réalise que si je n’avais pas pris cette décision, je serais probablement à l’heure actuelle en dernière ou avant dernière année d’école d’ingénieur.

Mais je ne regrette absolument pas mon choix, bien au contraire, car toutes ces années j’ai testé plusieurs choses, je me suis cherchée (je me cherche encore), j’ai eu d’autres décisions importantes à prendre, mais j’ai vécu des moments inoubliables, et des expériences qui m’auront fait énormément grandir.

Ça n’a pas toujours été facile certes, et je sais que c’est loin d’être terminé, mais à chaque fois qu’on trouve le courage de suivre son Cœur, d’agir vers ce que souhaite notre Cœur malgré les difficultés, au final c’est toujours pour nous emmener vers quelque chose de magnifique et/ou qui nous fait énormément grandir et nous reconnecter petit à petit vers Qui Nous Sommes Véritablement.

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Sarah

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