Problèmes de Poids, Alimentation et Santé

par | Avr 25, 2018 | Partage d'expériences personnelles, Santé | 0 commentaires

Comme beaucoup de gens, j’ai pleins de complexes, et notamment par rapport à mon poids. Depuis très jeune j’ai voulu pallier à cela, perdre du poids. Cela a d’abord commencé par le sport. Je me suis inscrite dans un club d’aviron. Mon tout premier objectif était la perte de poids. J’ai très vite apprécié ce sport, mais j’ai dû arrêter au bout de deux ans.

Ensuite, en 2014-2015, j’ai commencé à changer mon alimentation. J’ai supprimé la viande et les produits laitiers. J’ai aussi diminué les produits industriels transformés sachant que je n’en mangeais pas énormément puisque mes parents cuisinaient beaucoup. Enfin, j’ai considérablement augmenté ma proportion de fruits et légumes, notamment crus. Et j’ai perdu du poids. Je ne me souviens plus de combien, mais c’était assez significatif pour que je m’en rende compte. J’étais assez satisfaite du poids que j’avais la plupart du temps.

La chute : vers la sous nutrition

Mais la première moitié de 2016, tout a dérapé. Je me posais des milliards et des milliards de questions sur pleins de sujets différents. Je recommençais petit à petit à me renfermer sur moi-même et me couper de la réalité. J’avais énormément de peurs, et mon refuge cette fois ci fut la nourriture. J’ai dû prendre 5 à 7kg en 2-3 mois. Pourtant, je ne mangeais pas, ou vraiment très peu de produits transformés et mon alimentation était principalement composée de fruits, légumes, légumineuses et oléagineux. Je ne comprenais pas pourquoi j’avais pris du poids alors que je faisais attention à mon alimentation. En plus, je mangeais parfois même moins car il m’arrivait de sauter des repas de temps en temps quand je n’avais pas faim.

En réalité, je me suis rendue compte que je faisais plusieurs petits repas espacés dans la journée. Et pas toujours quand j’avais faim, car bien souvent c’était de la nourriture émotionnelle. Je mangeais car quelque part cela me rassurait. C’était un peu comme un « baume » à tout le stress que j’accumulais. Ainsi, quand j’ai pris conscience de cela, j’ai voulu limiter les moments où je mangeais plus pour combler une émotion que par réelle faim. Mais j’étais tellement mal dans ma peau, tellement stressée et avec tellement peu de confiance en moi, qu’il était impossible pour moi de différencier les moments où j’avais véritablement faim des moments où je voulais combler un manque émotionnel par la nourriture.

Du coup, c’était soit je mangeais énormément certains jours, soit pas du tout ou presque pas d’autres jours. Je n’arrivais pas à trouver de juste milieu. J’étais obsédée par mon poids. Pourtant, je savais que je n’étais pas en surpoids. Certes j’avais pris quelques kilos rapidement, mais je restais quand même dans la « normalité » côté poids. C’est pourquoi j’ai essayé de me raisonner. De me dire des trucs du style « mais ce n’est pas grave si tu as des formes ! ». Et pour le coup, ça a bien fonctionné, voire même un peu trop. J’avais réussi à me persuader qu’avoir des formes n’est pas un problème. En soi, c’est tout à fait vrai. Avoir des formes n’est pas un problème, au contraire.

Mais le truc, c’est que ce n’était pas dans le sens de l’acceptation de soi : « Ok, je m’aime et je m’accepte telle que je suis, peu importe mon poids, mon apparence, ou autre. ». Non c’était plutôt une dévalorisation de Soi, un jugement envers moi-même, envers mon corps physique : « J’ai pris du poids, je ne sais pas pourquoi mais je n’arrive pas à le perdre, c’est comme ça alors autant que j’abandonne et que je fasse avec, tant pis ». Là ce n’est plus du tout la même énergie. Au lieu de guérir une blessure comme dans le premier cas, là je venais d’abandonner et de faire empirer la situation. Car, le symptôme (prise de poids) n’avait pas disparu, et je venais encore une fois de rejeter mon corps physique. Et donc, augmenter mon manque de confiance en moi et manque d’estime de moi.

En effet, j’étais toujours préoccupée par mon poids et mon apparence, mais refusant de le voir, j’agissais inconsciemment sans comprendre véritablement ce que je faisais (ni en avoir totalement conscience). Je n’arrivais plus à écouter les signaux de mon corps. Je ne savais plus quand me nourrir, ni quand arrêter. J’étais très dure avec moi-même. Petit à petit, je m’obligeais à me nourrir de moins en moins. C’était devenu comme un « objectif » inconsciemment. Je me forçais à ne manger qu’un ou deux repas par jour. Pour de mauvaises raisons, car je faisais pleins d’amalgames avec tout ce que j’entendais au sujet de l’alimentation. Et en plus, quand je mangeais, je me forçais inconsciemment à ne manger que très peu.  J’avais la croyance que « si j’ai pris du poids parce que je mange trop, alors si je mange beaucoup moins je devrais perdre du poids, non ? ».

Non.

Je ne me rendais pas compte de ce que je faisais, cela s’est fait petit à petit. Mais inévitablement, à force d’affamer mon corps en le privant de nourriture, d’une part je l’affaiblissais (on en en parle plus loin). Et d’autre part, je finissais par me jeter sur des aliments très sucrés, pas forcément des bons sucres, et je me gavais. Puis je m’en voulais. Je me privais du coup encore plus. Puis, craquage plus important, je m’en veux encore plus, etc. Cercle vicieux. Évidemment, à chaque fois mon corps stockait toujours un peu plus pour pallier aux futures privations.

Ainsi, globalement, je mangeais de moins en moins et je ne maigrissais pas du tout. Au contraire, j’ai même pris un peu de poids supplémentaire.

Premières compréhensions

Mais il me manquait un élément très important. En effet, à force de recherche, j’ai fini par comprendre que : Pour perdre du poids, il faudrait soit manger moins et donc apporter moins de calories à son corps soit avoir une activité physique plus importante, soit les deux. Dans le cas d’une prise de poids ce serait l’inverse (pour l’alimentation). D’où le fait qu’on dit que si on a pris du poids c’est parce qu’on mange trop. Certes, cela est vrai parfois, mais pas tout le temps.

Le truc qu’on oublie en raisonnant ainsi, c’est que le corps s’adapte. Si on mange moins, alors oui, au début on va perdre du poids, c’est certain. Mais passé un certain temps, différent pour chacun, le corps va commencer à s’adapter. Il va stocker davantage lorsqu’on mange afin d’avoir les ressources nécessaires pour fonctionner les autres moments de la journée. Et donc sur le long terme, on ne va pas observer une perte de poids, mais une stagnation voire prise de poids. Et du coup qu’est-ce qu’on fait ? Que ce soit consciemment ou inconsciemment, on va de nouveau moins manger, et le même phénomène va se répéter. C’est un cercle vicieux.

Cependant, plus nous nous privons de nourriture, plus notre corps aura du mal à trouver les nutriments essentiels dont il a besoin pour continuer à fonctionner correctement. Aussi, plus nous privons notre corps de nourriture, plus nous seront sujets à des fringales. Hors contexte d’addictions (comme l’addiction au sucre par exemple), ces fringales sont des signaux de notre corps qui nous informe qu’il n’a plus assez de nutriments pour fonctionner correctement. Lors de ces fringales (ainsi qu’à chaque fois que nous mangeons), notre corps va faire beaucoup plus de stock qu’avant que nous réduisions notre quantité de nourriture afin de pouvoir pallier aux futures privations. C’est pourquoi nous pouvons observer une prise de poids à long terme lorsque nous réduisons beaucoup trop notre apport calorique.

De plus, comme le corps s’adapte, à force de réduire et re réduire notre apport calorique, nous réduisons du même coup notre métabolisme de base. Le métabolisme de base est la quantité d’énergie minimale dont notre corps a besoin pour fonctionner correctement. (A cela s’ajoute la quantité d’énergie nécessaire pour accomplir toutes les activités de notre quotidien.) C’est-à-dire que même quand notre corps est au repos il dépense de l’énergie. Mais avec un métabolisme de base peu élevé, notre corps dépensera peu d’énergie donc brûlera peu de calories. On ne perdra donc pas ou peu de poids. Mais en plus cela nous fragilise beaucoup et peu favoriser certains problèmes de santé ou augmenter la sensation de fatigue (bien qu’il y ait de nombreux facteurs à cela).

J’ai véritablement pris conscience de tout cela récemment. En mars 2018, j’ai commencé à augmenter la quantité de feuilles vertes dans mes repas. Ceci, principalement grâce aux soupes crues que je venais de découvrir et des salades composées, le tout fait maison. J’avais déjà depuis un certain temps épuré mon alimentation le plus possible de tout ce qui est produits industriels, sucres raffinés, farines blanches, etc. Mais j’avais encore un peu de mal à rajouter les feuilles vertes (plus ou moins selon les saisons). En les rajoutant, j’ai commencé à observer des symptômes de nettoyage de mon corps, mais je n’y ai pas trop fait attention, pensant que cela allait passer.

Début avril, j’ai souhaité en plus reprendre le sport, après une période où j’avais plus ou moins arrêté. J’ai compris qu’arrêter le sport ne m’avait pas été favorable du tout. Autant sur le plan physique que psychique ou émotionnel. Car en effet, notre corps physique a besoin de bouger pour rester en bonne santé. Et notre état de santé a des répercussions déjà sur notre corps physique, mais aussi sur tous les autres aspects de nous-même.

Très vite, j’ai eu des sensations de vertiges, des nausées et quelques maux de tête passagers. Moins d’une semaine après avoir repris le sport, j’étais clouée au lit avec des maux de ventre très intense m’empêchant littéralement de bouger. J’ai alors voulu comprendre ce qu’il s’était passé en réfléchissant à ce que j’avais fait. Entre autres choses, j’ai fait le lien avec le sport. Non pas que le sport soit un problème. Au contraire. C’est cela qui permis de me rendre compte que mon corps physique était très affaibli. La pratique d’une activité sportive a mis en lumière des problèmes physiologiques jusque-là plus ou moins cachés.

Retour vers Soi, trouver la Cause des causes

J’ai alors voulu chercher plus loin. Ne pas uniquement soigner les symptômes, mais aller trouver et guérir la cause. C’est ainsi que j’ai compris notamment que mes petits kilos en trop étaient eux même une conséquence d’autres déséquilibres. Par exemple côté alimentation et santé comme je le décris précédemment, mais pas que. Car la cause à l’origine peut aussi ne pas être forcément physique. En effet, peu importe ce que nous faisons sur le plan physique, via l’alimentation et/ou le sport. Si en même temps nous rejetons notre propre corps physique, nous ne nous aimons pas et sommes constamment entrain de nous juger nous-même, le problème ne sera jamais vraiment résolu et pourra toujours à un moment ou un autre réapparaitre.

Pas d’amalgames. Soigner son alimentation en retirant tout ce qui est toxique pour notre corps et faire du sport est très important. Cela apporte déjà beaucoup d’effets positifs sur notre santé. Mais pour pouvoir traiter et guérir véritablement le problème à sa source, il est nécessaire de prendre en compte tous les aspects de nous-même. Prendre en compte le plan physique, mais aussi le plan mental et le plan émotionnel.

Dans un prochain article je vous parlerai de l’importance de la perception que nous avons de nous-même et de l’influence de la société dans notre rapport avec notre propre corps. C’est pour moi un des points clés.

En attendant, je souhaite vous partager une série de vidéos à voir dans l’ordre que j’ai trouvé très intéressantes pour comprendre, du point de vue de la physiologie, la prise de poids et comment réguler cela. Cette série de vidéo, de Thierry Casasnovas de l’association Régénère, s’intitule « Obésité, Surpoids, Diabète, Comprendre et Agir ». La première vidéo est accessible en cliquant ici.

Avec Cœur,

Sarah

RAPPEL : Ne prenez que ce qui résonne en votre cœur et laissez le reste.

 

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